Les producteurs sont repartis dans trois zones du sud-ouest du pays (Toussiana, Bobo-dioulasso et Orodara), et sous traite le séchage des mangues à des groupements de femmes.
Présentation et historique
Reconnue pour son fort potentiel commercial, la filière mangue burkinabè souffre néanmoins d’une faible productivité et d’un accès difficile aux marchés d’exportation. Après avoir travaillé pour le Cercle des Sécheurs, 45 producteurs de mangues biologiques ont créé en 2009 l’Union des Producteurs de Mangues Biologiques (UPROMABIO), afin d’améliorer la qualité de la production, d’encourager la commercialisation de produits biologiques et équitables, et de reprendre en main la valorisation de leurs mangues.
Les producteurs sont répartis sur trois zones de la région des Hauts-Bassins (Toussiana, Bobo-Dioulasso et Orodara), chacune constituant un groupement distinct. L’Union repose sur la collaboration entre ces groupements, qui démontrent chaque jour la possibilité de travailler ensemble malgré les différences ethniques. Une dizaine de producteurs cultivent également des fleurs d’hibiscus biologiques en complément de leurs productions vivrières.
Deux variétés de mangues sont cultivées : Amélie (récoltée de mi-avril à mi-juin) et Brooks (récoltée de mi-juin à mi-août), cette dernière étant plus sucrée. La récolte est entièrement manuelle et réalisée dans des vergers de 3 à 5 hectares.
Impact du commerce équitable et projets collectifs
La prime du commerce équitable a permis à l’Union de se structurer et d’améliorer les conditions de vie des producteurs. Elle a contribué à l’augmentation des taux de scolarisation et à l’amélioration des conditions sanitaires grâce à la construction de salles de classe, de latrines, à l’achat de fournitures scolaires et à la réparation d’un puits. Les témoignages des producteurs soulignent l’impact concret de cette prime sur leur vie quotidienne, leur famille et l’entretien de leurs vergers.
Le processus de production des mangues séchées se déroule en trois étapes : la récolte manuelle, la transformation — réalisée principalement par des femmes, incluant lavage, épluchage, découpe et séchage pendant 18 à 26 heures — puis le tri, le pesage, l’emballage et la commercialisation à un prix juste sur les marchés national et international.
Dans le cadre de programmes de développement, UPROMABIO prévoit la création d’un verger-école pour former les membres aux techniques de production durable, le renforcement de l’unité de séchage avec sept nouveaux séchoirs, ainsi que la formation aux normes sanitaires et de qualité. L’Union mène également des actions en faveur de l’alphabétisation : construction d’une deuxième salle de classe, achat de tables, bancs et fournitures scolaires, afin d’offrir à tous les enfants la possibilité d’aller à l’école.
Date de mise à jour des données : Mars 2017