Ce groupe de magasins vise à faciliter la commercialisation d’articles artisanaux tels que des objets en bois de balsa ou en céramique décorative et utilitaire, des bijoux ou des figurines en tagua.
Présentation et historique
MCCH, qui signifie en quechua « donnons‑nous la main pour travailler ensemble », est née en 1985 de l’initiative d’un groupe de femmes du sud de Quito souhaitant agir contre la pauvreté. Un marché de troc alimentaire a été mis en place, puis le mouvement s’est étendu à d’autres régions, donnant naissance à des magasins de commercialisation de produits artisanaux.
Aujourd’hui, MCCH rassemble plus de 5000 artisans regroupés en une centaine d’organisations locales, dont 70 % de femmes. La structure assure le suivi de la qualité, le renouvellement des gammes et la recherche d’opportunités de marché, tout en accompagnant les producteurs vers l’auto‑gestion grâce à une organisation interne renforcée.
L’artisanat proposé comprend des objets en bois de balsa, des céramiques décoratives et utilitaires, des bijoux et des figurines en tagua. La tagua, ivoire végétal emblématique, est sculptée, teintée et polie selon un savoir‑faire traditionnel. Une partie des ingrédients de la gamme Natyr provient également de MCCH.
Les ventes d’artisanat représentent 4 % du chiffre d’affaires, dont 90 % destinées au commerce équitable. L’organisation permet ainsi de préserver les techniques artisanales tout en offrant des débouchés stables aux communautés.
Impacts du commerce équitable et projets collectifs
Le commerce équitable garantit des conditions de paiement favorables et un préfinancement jusqu’à 50 % des commandes. Un programme de micro‑crédit soutient les projets des producteurs, tandis que des formations variées renforcent leurs compétences.
MCCH mène également des actions sociales et environnementales : gestion durable des ressources, production écologique, accès aux soins, alphabétisation et sensibilisation sur des thèmes comme l’hygiène ou l’égalité femme‑homme. L’organisation joue un rôle important dans la défense des droits des populations indigènes.
Les impacts observés sont significatifs : davantage de femmes accèdent à des postes de direction, la qualité de vie des familles s’améliore et de nombreux paysans renoncent à l’exode rural grâce aux opportunités créées localement.
Date de mise à jour des données : Juin 2026