Cette coopérative, membre de FLO depuis 2006, transforme et appuie la commercialisation du sucre de canne de ses producteurs membres.
Présentation et historique
La coopérative Manduvirá a été fondée en 1975 pour soutenir les producteurs de canne à sucre qui ne parvenaient pas à commercialiser leur production. À l’origine, 38 producteurs s’unissent pour vendre ensemble, sans intermédiaire, et ainsi obtenir un prix juste. Malgré des débuts difficiles, la coopérative persévère et obtient sa première certification biologique en 1999, ouvrant la voie à de nouveaux marchés. Aujourd’hui, Manduvirá rassemble près de 1 000 producteurs engagés dans le bio et continue de se développer.
Longtemps dépendante d’usines locales pour la transformation du sucre, la coopérative a fait le choix stratégique de gagner en autonomie. En 2014, Manduvirá inaugure sa propre usine de transformation, la première du Paraguay à fonctionner en autonomie énergétique grâce au recyclage complet des résidus de production. Cette avancée permet une meilleure répartition des bénéfices et renforce l’indépendance économique des producteurs. Les salariés de la coopérative assurent également un appui de terrain essentiel, notamment dans les zones isolées où les moyens de communication sont limités.
Impacts du commerce équitable et projets collectifs
Les filières du commerce équitable (FLO-2006) ont permis aux producteurs d’améliorer significativement leurs conditions de vie : rénovation des maisons, accès à l’eau potable, soutien aux frais de scolarité, infrastructures médico-sociales et matériel agricole. Manduvirá propose également des formations sur le commerce équitable, l’agriculture biologique et le fonctionnement coopératif.
L’organisation est fortement engagée dans une production durable : absence totale d’engrais chimiques, protection de la biodiversité, rotation des cultures et pratiques biodynamiques. Les processus de compostage permettent de transformer les déchets d’une partie de la production en énergie pour une autre, renforçant la durabilité environnementale. La prime équitable finance aussi des projets sociaux majeurs : microcrédits, ateliers d’empowerment, amélioration des infrastructures communautaires. Une pépinière et un centre d’études sur la croissance des plantes sont également en projet.
Date de mise à jour des données : Avril 2014